La toute première cohorte de l’Université de Sudbury, relancée « par et pour » les francophones de l’Ontario, a obtenu un financement qui lui permettra de concrétiser un ambitieux projet littéraire collectif. Réuni sous le nom provisoire du Collectif Ancrage et Exil, ce regroupement publiera un recueil de textes explorant les thèmes de l’amour, du courage et de l’identité.
Sous la direction artistique d’Isabelle Bourgeault-Tassé, écrivaine et chargée de cours à l’Université de Sudbury, et d’Alex Tétreault, poète officiel du Grand Sudbury, dramaturge et homme de théâtre, le projet accompagnera ces étudiants qui culminera par la publication d’un zine numérique et d’une lecture publique des textes. À travers des poèmes, essais, monologues, bandes dessinées et chansons, les participant·e·s feront entendre des voix plurielles, ancrées dans le Nord et ouvertes sur le monde.
Autour des étudiant·e·s graviteront des voix complices : Philippe Mathieu, Soraya Belkadi et Cécilia Rodriguez-Beaudoin, réunis pour un panel sur l’écriture comme outil d’expression, animé par la journaliste Elsie Miclisse de Radio-Canada. L’artiste Connor Lafortune offrira une conférence d’ouverture explorant la puissance de jouer avec la langue — du français au patois, en passant par les langues du territoire — comme espace de création et d’affirmation. France Huot animera, pour sa part, un atelier de mise en lecture où l’oralité deviendra un moteur d’écriture. La direction visuelle du zine sera confiée à Jasmine Morin, avec les photographies d’Isak Vaillancourt.
Cette activité sera réalisée dans le cadre de 50 ans de fierté! Ensemble pour demain, un projet de création collective qui souligne les 50 ans du drapeau franco-ontarien, soutenu par le Bureau de la lieutenante-gouverneure de l’Ontario et de l’Alliance culturelle de l’Ontario, avec le soutien du Conseil des arts de l’Ontario, du Gouvernement de l’Ontario et de TFO.
Les œuvres issues du projet seront présentées dans le cadre d’une exposition collective en Ontario et au-delà, diffusées sur une plateforme web bilingue et mises en valeur au Sommet de la Francophonie 2026 au Cambodge, inscrivant ainsi les voix du Nord ontarien dans un dialogue francophone international.
Citations
« Nous sommes nés d’un choc d’horizons qui s’ouvrent l’un à l’autre. Du cratère de Sudbury aux mille collines de Gitega, des trottoirs de Montréal-Nord aux vents du lac Supérieur à Marathon, des rives à la frontière d’Ottawa, de Hanmer à Heart, où s’étire un ciel sans fin vers les grandes métropoles de l’Afrique – Kinshasa, Abidjan, Yaoundé. Ici dans le Nord, où nos paysages se tissent, nous formons une francophonie en mouvement, qui s’écrit, se lit et se reconnaît dans le regard de l’autre. »
— Collectif Ancrage et Exil
« Une université renaît par ses étudiantes et ses étudiants. L’Université de Sudbury est fière de soutenir ce projet structurant porté par sa toute première cohorte. Par ce geste de création collective, ces voix étudiantes s’inscrivent dans la tradition éducative et culturelle de leur institution et contribuent activement à en façonner l’avenir, ici dans le Nord. »
— Serge Miville, Ph. D., recteur et vice-chancelier, Université de Sudbury
À propos du Collectif Ancrage et Exil
Le Collectif Ancrage et Exil rassemble la première cohorte de l’Université de Sudbury relancée « par et pour » les francophones de l’Ontario. Par l’écriture créative, le collectif explore le courage, l’amour et l’identité au sein d’une francophonie nord-ontarienne plurielle, donnant voix à des parcours ancrés dans le territoire et ouverts sur le monde.
À propos de l’Université de Sudbury
Établie en 1913, l’Université de Sudbury est le premier établissement du Nord de l’Ontario à offrir l’enseignement au niveau universitaire. En 1975, le tout premier lever du drapeau franco-ontarien dans la province y a lieu. L’établissement a reçu sa désignation sous la Loi sur les services en français en janvier 2020. L’Université de Sudbury reconnaît qu’elle se retrouve sur le territoire désigné dans le traité Robinson-Huron et que les terres sur lesquelles elle est établie font partie des terres traditionnelles d’Atikameksheng Anishinaabeg et de la Première Nation de Wahnapitae.
Pour information :
Isabelle Bourgeault-Tassé
isabellebt4@gmail.com


